Accompagnement professionnel et psychologique pour les personnes en transition, les professionnels de santé et toute personne cherchant à retrouver sens, élan et direction.
Maîtrise Psychologie sociale & clinique
Paris X NanterreMaîtrise de Psychologie (Paris X Nanterre), j'ai traversé des univers très différents : les grandes entreprises industrielles (VALEO, EDF), le recrutement, les troubles psychiques et/ou cognitifs à tous les âges de la vie, le médico-social, le handicap et l'éthique associative. Cette richesse nourrit chaque accompagnement.
Aujourd'hui à travers SÈME COACH, je propose un espace d'accompagnement professionnel et psychologique intégratif, ancré dans une connaissance profonde de la réalité humaine au travail et au-delà.
Sur RDV en présentiel : Aix-en-Provence & Lyon · Distantiel : toute la France & Outre-mer.
Des approches complémentaires, choisies selon votre besoin du moment.
Transitions, burn-out · bore-out · brown-out, prise de poste, affirmation de soi. Un espace pour décider et avancer.
Explorer →Parcours certifié RS6780, éligible CPF. Clarifiez vos atouts, vos valeurs et construisez votre projet.
Explorer →Approche humaniste en profondeur pour libérer les blocages et se réaligner avec ses ressources profondes.
Explorer →En partenariat avec VitalÔréflex, je propose un parcours de déstigmatisation et de prévention en santé mentale au travail, structuré en 4 voies de transformation pour les organisations et leurs équipes.
Chaque personne porte en elle les ressources nécessaires à sa propre transformation.
Un espace bienveillant, sans jugement, pour exprimer ce qui est réellement vécu.
Coaching, maïeustésie, sophrologie, PNL : des outils au service de votre singularité.
Entreprise, clinique, médico-social, handicap : je connais toutes ces réalités de terrain.
Chaque accompagnement aboutit à des décisions claires et des pas tangibles.
Le coaching n'est pas une thérapie ni un conseil : c'est un accompagnement centré sur vous, vos ressources, votre capacité à choisir et à agir. Je marche à côté de vous — pas à votre place.
✦ Séance découverte offerteChaque parcours commence par une séance de découverte gratuite pour clarifier votre besoin et définir nos objectifs. Le coaching mobilise des outils issus du coaching professionnel certifié, de la sophrologie et de la PNL selon les besoins.
Clarification de la demande, identification des enjeux, co-construction des objectifs.
Séances régulières de 60–90 min. Outils de coaching, sophrologie, PNL selon les besoins.
Bilan de fin de parcours, ancrage des changements, projection vers la suite.
Modalités : Présentiel Aix-en-Provence · Paris · Lyon · Distantiel toute la France & Outre-mer · Individuel · Entreprises & organisations.
Publics : Le coaching s'adresse à toute personne — le sens au travail est un enjeu de société. Que vous soyez professionnel·le de santé, manager, cadre, entrepreneur·e, ou simplement traverser un moment de perte d'énergie, de doute ou d'envie de vous réaliser pleinement : le besoin d'expression, d'affirmation et de réalisation de soi par le travail est universel. Le coaching accompagne ces temps.
La première séance découverte est offerte et sans engagement.
Me contacter →Parcours structuré et confidentiel pour explorer votre histoire professionnelle, identifier vos compétences transférables et construire un projet qui vous ressemble vraiment.
Le bilan de compétences se déroule sur 24 heures maximum (individuel), sur 3 à 6 mois. Certification RS6780, entièrement confidentiel. Les résultats vous appartiennent.
Analyse de la demande, présentation de la démarche, définition des objectifs ensemble.
Exploration du parcours, des compétences, des motivations, des valeurs et pistes de projet.
Synthèse, document de fin de bilan, plan d'action et suivi à 6 mois.
Financement : Éligible CPF (Compte Personnel de Formation). Co-financement employeur ou financement personnel possibles.
Certification : RS6780 — obtenue en février 2026. Présentiel Aix-en-Provence · Paris · Lyon · Distantiel toute la France & Outre-mer.
Un échange préalable gratuit pour répondre à vos questions.
Me contacter →La maïeustésie — approche intégrative issue de la Psychologie de la Pertinence — vise à libérer les ressources profondes, lever les blocages et permettre à la personne de se révéler pleinement à elle-même.
✦ Séance découverte offerteFormée à la Psychologie de la Pertinence niveau IV, j'intègre coaching, maïeustésie, sophrologie et PNL pour une approche globale et respectueuse du rythme de chacun.
La maïeustésie se situe à l'interface de la psychologie humaniste et de l'accompagnement professionnel, dans une posture de regard positif inconditionnel et de confiance dans les ressources de la personne.
Créer l'espace de confiance. Entendre ce qui cherche à être dit et entendu.
Médiations, images mentales, questionnements profonds pour accéder aux ressources.
Consolidation des prises de conscience, ouverture vers l'action et une nouvelle façon d'être.
Cette approche peut se combiner avec le coaching ou le bilan de compétences, ou constituer une démarche autonome selon votre besoin.
La première séance est un espace d'écoute, sans engagement.
Me contacter →Pas un blog. Un espace à suivre, au gré de mes rencontres, lectures, formations, visionnages, balades dans la nature… bref, la vie. Les textes arrivent quand ils arrivent.
« Le silence est d'or… à condition de savoir lequel garder. »
Il existe autant de silences que de situations humaines. Certains réparent. D'autres écrasent. Et la frontière entre les deux est parfois d'une subtilité déconcertante.
Le silence bienveillant ne rouvre pas les plaies passées, ne pointe pas les obstacles à venir. Il marque simplement que l'autre a toutes les raisons d'espérer — sans qu'un seul mot soit nécessaire. C'est peut-être l'une des formes d'accompagnement les plus puissantes qui soit.
Le silence d'écoute accueille ce que l'autre n'ose pas encore formuler. Il crée un espace où la parole peut naître — à son rythme, sans être capturée, orientée ou devancée.
Le silence de discrétion retient ce qu'on brûle de dire. Non pas par lâcheté, mais parce qu'on pressent que ce n'est ni le bon moment, ni notre place.
Et puis il y a le silence de maîtrise — celui qu'on choisit lorsqu'on sent monter l'impulsion de convaincre, de corriger, de répondre. S'abstenir alors, c'est un acte. Discret. Décisif.
« La parole blesse ou répare. Rarement les deux à la fois. Presque toujours l'un ou l'autre. »
Il y a des mots qu'on regrette aussitôt prononcés. Et d'autres qu'on aurait voulu dire — et qu'on n'a pas dits. Entre les deux, toute la complexité de la parole humaine.
La parole décourageante ne se présente pas toujours comme telle. Elle peut prendre les atours de la franchise, du réalisme, du "je te dis ça pour ton bien". Et pourtant, elle entame. Elle érode la confiance en soi, parfois durablement.
La parole manipulatrice est plus subtile encore — elle oriente sans en avoir l'air, elle soumet sans contraindre, elle fait croire que l'autre décide librement alors qu'il suit un sillon tracé à son insu.
La parole mensongère, elle, peut être directe ou voilée. Parfois on se dupe soi-même : on donne une version enjolivée des faits, on croit ce qu'on dit, et pourtant on oriente le jugement de l'autre dans le sens qui nous arrange.
Alors, trouver les mots justes — les mots qui accompagnent sans écraser, qui nomment sans blesser, qui disent vrai sans détruire — c'est tout un art. Un art qui s'apprend, se travaille, et demande avant tout une chose : connaître ses propres intentions.
« Le coach ne traite pas — il accompagne. Mais savoir où s'arrête l'un et où commence l'autre, c'est précisément ce qui rend l'accompagnement fiable. »
Il y a des livres qu'on retrouve dans sa bibliothèque et qui disent, mieux qu'on ne l'aurait formulé soi-même, pourquoi on fait ce qu'on fait. Les deux ouvrages de Pascal Barreau — psychologue et coach, pionnier du coaching hospitalier — sont de ceux-là.
Bases psychologiques du coaching professionnel (Elsevier Masson, 2011) et Coacher : de la théorie à la pratique (Lamarre, 2011) posent une question qui me touche de près : peut-on être psychologue de formation et revendiquer pleinement le titre de coach — sans que l'un efface l'autre, sans que l'un se déguise en l'autre ?
Sa réponse est oui. Et elle est argumentée.
La filiation, pas la confusion
Barreau retrace la genèse du coaching et ses liens de filiation avec les sciences humaines. Le coaching n'est pas né de nulle part — il s'est construit à partir de la psychologie humaniste, des théories de l'apprentissage, de la systémique, de la phénoménologie. Il a ses propres outils, sa propre éthique, sa propre supervision. Mais il bénéficie pleinement, quand le praticien y est formé, d'une culture psychologique solide.
Ce que la psychologie apporte au coaching : la compréhension des mécanismes humains, la finesse dans la lecture de ce qui se passe dans la relation, la conscience des limites — savoir quand ce qui se présente dépasse le cadre du coaching et nécessite autre chose.
Ce que le coaching apporte en retour : une posture centrée sur le présent et l'action, une foi dans la capacité de la personne à trouver ses propres réponses, une clarté des objectifs qui évite la dérive vers l'exploration sans fin.
Pionnier là où on ne l'attendait pas
Ce qui me touche particulièrement dans le parcours de Barreau, c'est qu'il a introduit le coaching dans le secteur hospitalier — à une époque où c'était perçu comme incongru, voire suspect. Il a tenu sa position. Il a nommé ce qu'il faisait. Et il a contribué à faire reconnaître que les professionnels de santé, eux aussi, ont besoin d'être accompagnés — pas seulement formés.
Une précision qui me tient à cœur :
Je suis titulaire d'une Maîtrise de Psychologie sociale et clinique (Paris X Nanterre). Ce parcours nourrit profondément ma pratique d'accompagnement — ma lecture des situations, ma posture, ma façon d'habiter la relation. Coach certifiée, consultante en bilan de compétences RS6780, sophrologue et praticienne en maïeustésie — ce que la psychologie m'a donné, je le mets au service de ces accompagnements.
« L'appel des terres inconnues est plus fort que le confort des territoires conquis. »
Je suis allergique aux mathématiques. Ce n'est pas penser contre moi-même — c'est simplement un constat : je n'y comprends rien. Ou plutôt, je n'y comprenais rien. Jusqu'à ce qu'un réaménagement de bibliothèque me fasse tomber sur ce livre.
Le grand roman des mathématiques de Mikaël Launay — de la préhistoire à nos jours — Prix Tangente. Un jeune auteur. Et cette capacité que certains ont, rare et précieuse, de vous présenter sans circonvolutions des choses complexes. Pas de la simplification — de la transmission. Comme ces enseignants dont la passion était contagieuse.
Ce qui m'a arrêtée
Je ne ferai pas un résumé de ce livre. Ce n'est pas l'objet. Mais trois choses m'ont touchée — et elles dépassent largement les mathématiques.
Ce livre m'a invitée à faire un pas — non pas vers les mathématiques, mais vers quelque chose de plus large : la joie de ne pas comprendre encore. Le vertige comme point de départ plutôt que comme obstacle. La finesse sensible d'un auteur qui aime ce dont il parle — et ça, ça se sent toujours.
« Avant le professionnel, il y a l'humain. Et parfois, une parole au bon moment sauve. »
Les témoignages sont nombreux, discrets, mais là : un collègue qui remarque. Un ami qui reste présent. Une parole posée sans jugement, au bon moment. Pas un acte thérapeutique — un acte humain. Et cela suffit, parfois, à changer le cours des choses.
C'est là où se situe la prévention en santé mentale : non pas dans la clinique, mais dans l'espace ordinaire du travail, des relations, du quotidien. Avoir une culture de base — comprendre ce que vivent les autres, reconnaître les signes, savoir que l'on n'est pas seul — c'est déjà déstigmatiser. Et déstigmatiser, c'est déjà soigner un peu.
Comprendre pour mieux accueillir
Quelques repères fondamentaux — non pour diagnostiquer, mais pour ne plus confondre, ne plus réduire, ne plus stigmatiser :
La base biologique et neurologique de notre façon d'être. Il apparaît dès la petite enfance et reste relativement stable tout au long de la vie : niveau d'activité, réactivité émotionnelle, sociabilité naturelle. On ne le choisit pas — on le reçoit.
Ce qui se forge par l'éducation, la culture, les expériences de vie. Nos valeurs, nos habitudes, notre sens des responsabilités. On "forge son caractère" — le mot dit bien que c'est une construction, un travail, quelque chose qui peut évoluer.
La synthèse unique de qui nous sommes : tempérament + caractère, intégrés en un ensemble cohérent et relativement stable de traits, pensées, émotions et comportements. Notre identité psychologique complète.
Une structure rigide, inadaptée, source de souffrance significative. Des patterns persistants qui causent une détresse réelle dans le fonctionnement quotidien. Ce n'est pas une variation de caractère, ni un "défaut" — c'est une souffrance qui nécessite une prise en charge professionnelle spécialisée.
À chacun sa place
Le professionnel de santé mentale intervient quand la souffrance dépasse ce que l'entourage peut tenir. Mais avant — et parfois bien avant — il y a la place de l'humain ordinaire : reconnaître, accueillir, ne pas fuir, orienter avec bienveillance.
C'est tout l'enjeu des formations PSMT · PSMM · PSSM que je propose en partenariat avec VitalÔréflex : donner à chacun — quel que soit son rôle — une culture de base en santé mentale. Non pour soigner à la place des soignants, mais pour ne pas laisser quelqu'un seul au bord du chemin.
« On parle du burn-out. Mais derrière lui, deux autres souffrances — plus discrètes, parfois invisibles — font des dégâts tout aussi profonds. »
La souffrance au travail ne ressemble pas toujours à ce qu'on imagine. Elle n'est pas toujours spectaculaire, ni même visible. Et c'est souvent ce qui la rend si dangereuse.
Surcharge, perfectionnisme, manque de reconnaissance… Le corps et l'esprit ont donné tout ce qu'ils pouvaient — et au-delà. La fatigue ne récupère plus, le cynisme s'installe, les erreurs s'accumulent. Et la honte avec.
Compétences sous-utilisées, mise au placard progressive, ennui chronique. Personne n'y croit — pas même la personne qui le vit, qui en a honte. Et pourtant : l'ennui forcé use autant que la surcharge. Il génère parfois des addictions compensatoires, un repli silencieux sur soi.
Conflits de valeurs, désengagement silencieux, quiet quitting. La personne est présente — en apparence. Mais elle ne croit plus à ce qu'elle fait. Cette trahison identitaire est insidieuse : elle peut glisser vers une dépression existentielle profonde sans que personne ne l'ait vu venir.
Ces trois syndromes se distinguent par leur mécanisme — surplus, vide, perte de sens — mais ils partagent une même réalité : la souffrance est réelle, même quand elle ne se voit pas. Les confondre, c'est passer à côté. Les ignorer, c'est laisser quelqu'un seul avec quelque chose qu'il ne comprend parfois pas lui-même.
« Oui, les ressources sont en nous. Mais "en nous" ne veut pas dire "seuls". »
Il y a une idée belle et vraie dans l'accompagnement : chaque personne porte en elle ce dont elle a besoin pour avancer. Ce n'est pas une formule creuse — c'est une posture, une conviction profonde sur la capacité humaine à se transformer.
Mais cette idée peut dériver vers un malentendu dangereux : celui de la responsabilité totale de soi. Tu as les ressources. À toi de les trouver. Seul. Ce glissement-là, je le refuse.
Nous sommes des êtres de systèmes
L'être humain ne se déploie pas dans le vide. Il se déploie dans un système — et ce système est toujours à plusieurs niveaux, imbriqués, interdépendants :
Le corps, le cerveau, la neurobiologie, l'hérédité. Ce que nous sommes avant même de choisir quoi que ce soit. Une dépression n'est pas une faiblesse de caractère — c'est aussi une réalité physiologique.
▶ La main de Daniel Siegel — visualiser le cerveauLa famille, les liens d'attachement, les premières expériences. Ce qui s'est construit très tôt et qui continue d'opérer, souvent à notre insu, dans nos relations et nos réactions.
Le travail, les conditions socio-économiques, les transitions de vie. On ne traverse pas un licenciement, un deuil ou un burn-out de la même façon selon les ressources matérielles et relationnelles disponibles.
Les normes, les représentations, la stigmatisation. Ce que la société permet ou interdit de montrer, de dire, de demander. Un homme qui souffre dans une culture où "les hommes ne pleurent pas" est dans un système qui ajoute à sa souffrance.
Ce que cela change dans l'accompagnement
Travailler avec une personne, c'est travailler avec tout ce qu'elle porte — et tout ce qui pèse sur elle. Ses ressources intérieures, oui. Mais aussi les obstacles réels que son système de vie lui oppose.
Certaines choses ne se "débloquent" pas seul. Certaines souffrances nécessitent un regard extérieur, un soutien professionnel, parfois un changement de contexte. Reconnaître cela, ce n'est pas nier la capacité de la personne — c'est lui rendre sa complexité, et lui éviter la culpabilité de "ne pas y arriver" quand c'est le système qui coince.
« L'enfant ne cherche pas à fermer l'inconnu — il l'explore. C'est peut-être cela qu'on oublie en grandissant. »
Il y a un paradoxe troublant dans notre époque : les outils censés élargir notre connaissance rétrécissent parfois notre curiosité naturelle. On sait plus — et on questionne moins.
L'enfant et l'incertitude
Chez l'enfant, chaque "pourquoi ?" est une ouverture, pas une tentative de fermer l'inconnu. Son cerveau traite l'incertitude comme une invitation à l'apprentissage — là où l'adulte y voit souvent une menace. Il fait instinctivement confiance à sa capacité d'adaptation. Il "fait avec" spontanément, transformant les contraintes en jeux.
Le piège des algorithmes
Les réseaux créent une bulle qui nourrit nos biais de confirmation. Cette pseudo-sécurité génère des effets pervers discrets : on arrête de chercher dès qu'une réponse correspond à ce qu'on attendait. On filtre ce qui dérange. Et l'inconfort du "je ne sais pas" devient progressivement insupportable.
Retrouver la curiosité
« Les RPS ne sont pas une fatalité — ils sont souvent le signe que quelque chose d'important cherche à être entendu. »
Les RPS naissent dans l'écart entre ce que le travail demande et ce que la personne peut — ou est autorisée à — exprimer. Un conflit de valeurs avec sa hiérarchie, une surcharge chronique jamais évoquée, un manque de reconnaissance qui s'installe. Ce sont des tensions ordinaires, souvent banalisées. Elles ne sont pas, en elles-mêmes, des pathologies. Mais non traitées, elles se transforment.
Ce qui les rend dangereuses, c'est le silence. La durée sans expression ni résolution est le principal moteur de leur aggravation — de la Phase 1 (signaux faibles) à la Phase 3 (troubles graves).
Le avant m'importe profondément — aider à nommer ce qui se passe, créer les conditions du dialogue. Il est infiniment plus simple, plus humain et plus efficace d'intervenir tôt.
« Là où les RPS alertent, la QVT construit. Là où les RPS réparent, la QVT prévient en amont — en cultivant les ressources. »
Les RPS s'intéressent à ce qui fait mal — qu'est-ce qui, dans ce travail, peut abîmer une personne ? C'est une logique de risque, indispensable mais réactive. La QVCT pose une question différente : qu'est-ce qui, dans ce travail, nourrit et fait grandir ? Elle cherche à renforcer ce qui va bien, sans attendre la crise.
Les RPS posent la question de la limite — jusqu'où peut-on aller avant que ça casse ? La QVCT pose la question du potentiel — jusqu'où peut-on aller pour que ça s'épanouisse ? Une organisation qui ne traite que les RPS éteint des incendies. Celle qui y associe une démarche QVCT construit aussi des pare-feux.
« La prévention en santé mentale n'est pas réservée aux soignants. Elle commence dès qu'un être humain en rencontre un autre. »
Organisme de formation spécialisé en bien-être et santé au travail · Certifié Qualiopi
Parmi les nombreux leviers disponibles pour agir sur la santé mentale au travail, le partenariat que j'ai noué avec VitalÔréflex me semble particulièrement pertinent — non pas parce qu'il serait le seul, mais parce qu'il répond à une réalité simple : on ne peut pas attendre que les gens aillent mal pour commencer à agir.
Pourquoi ce partenariat ?
La santé mentale reste, dans beaucoup d'organisations, un sujet évité. On en parle quand quelqu'un craque. Rarement avant. Et pourtant, les signaux sont là bien en amont — dans les tensions qui ne s'expriment pas, dans l'ennui qui s'installe, dans le sens qui s'efface.
VitalÔréflex propose une approche graduée, accessible, qui ne nécessite pas d'être spécialiste pour commencer à agir. C'est précisément ce qui en fait un outil de prévention pertinent : il s'adresse à tout le monde, à chaque niveau hiérarchique, dans chaque secteur d'activité.
Trois niveaux, trois publics
Un levier parmi d'autres — et c'est tant mieux
Je tiens à le dire clairement : il n'existe pas de solution unique en matière de prévention. Ce parcours est un levier parmi d'autres — complémentaire des démarches QVCT, des espaces de parole en équipe, du coaching individuel, de l'accompagnement psychologique, des ressources RH.
Ce qui me convainc dans cette approche, c'est qu'elle déstigmatise par le bas : elle ne cible pas les personnes fragiles, elle élève le niveau de culture commune. Une organisation où tout le monde a une culture de base en santé mentale est une organisation où il est plus facile de demander de l'aide — et d'en recevoir.
« Beaucoup de conversations finissent chacun dans son coin — faute d'avoir pris le temps de préciser de quoi l'on parle vraiment. »
Il y a une habitude que j'aime prendre, et que j'invite à cultiver : nommer ce dont on parle. Pas pour être pédant. Mais parce que deux personnes peuvent utiliser le même mot et viser deux réalités entièrement différentes — sans même s'en rendre compte.
Ce malentendu silencieux est une source immense de non-communication, de discorde, parfois de violence. On croit se comprendre. On ne fait que se croiser.
Un exemple : nous habitons deux corps à la fois
Prenez le mot corps. Tout le monde sait ce que c'est. Et pourtant, selon que l'on est biologiste ou clinicien, psychologue ou médecin, on ne parle pas de la même chose :
Organes, neurones, hormones, réflexes. La machine vivante, universelle, mesurable. Le même pour tous les êtres humains dans sa structure fondamentale.
Le désir, le plaisir, la douleur émotionnelle, les rêves, les fantasmes. Le corps tel qu'il est ressenti de l'intérieur — construit, unique à chaque personne.
Même mot, objets différents. Deux lectures légitimes de la même réalité — qui ne se contredisent pas, mais ne se remplacent pas non plus.
Comment se construit le corps vécu ?
Il n'est pas donné à la naissance. Il se fabrique progressivement, à partir du corps biologique, au fil de la rencontre entre l'enfant et son entourage. Certaines fonctions biologiques de base — la nutrition, la respiration, le toucher — cessent peu à peu d'être de simples mécanismes pour devenir des sources de plaisir, de désir, de sensations propres à chacun.
Notre sensibilité corporelle raconte notre histoire — inscrite dans le corps lui-même. C'est quelque chose que beaucoup de gens ressentent intuitivement, sans avoir besoin d'un vocabulaire savant pour le reconnaître.
Le rêve joue ici un rôle d'architecte : nuit après nuit, il travaille à intégrer les expériences vécues. Chaque corps vécu est donc unique — façonné par une histoire singulière.
Rendre accessible sans trahir
Les disciplines expertes ont besoin de termes précis — c'est légitime. Le vocabulaire technique protège la rigueur conceptuelle. Mais il ferme la porte à ceux qui n'en sont pas familiers.
Plutôt que corps objectal et corps érogène, on peut dire :
Ces formulations sont plus proches du vécu ordinaire. Elles permettent la rencontre — sans sacrifier la précision.
« Dans un monde qui transforme plus vite qu'il n'explique, le bilan de compétences reste l'un des rares espaces où la personne est au centre de sa propre réflexion. »
La question mérite d'être posée franchement : dans un contexte de contraintes financières croissantes — restrictions du CPF, arbitrages budgétaires, réformes successives — le bilan de compétences est-il encore accessible ? Est-il encore défendable ?
Ma réponse est oui. Et voici pourquoi.
Un outil d'empowerment — pas un luxe
Le bilan de compétences n'est pas un audit de carrière. C'est une démarche d'accompagnement vers le pouvoir d'agir — comprendre qui l'on est, ce que l'on sait faire, ce qui compte vraiment, et ce vers quoi on veut aller. Dans un monde où les repères professionnels s'estompent et les parcours se complexifient, ce travail sur soi n'est pas un luxe. C'est une nécessité.
Près de 1,2 million de personnes y ont eu recours en France l'année dernière — soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Ce chiffre dit quelque chose d'important : le besoin de se retrouver, de se repositionner, de retrouver une capacité de choix éclairé ne diminue pas. Il augmente.
Une éthique au cœur de la démarche
Ce qui distingue le bilan de compétences d'autres formes d'accompagnement, c'est son cadre éthique rigoureux : respect de la confidentialité, neutralité du consultant, appartenance des résultats à la seule personne accompagnée. La démarche ne produit pas un verdict — elle ouvre un espace.
Dans un secteur où les offres d'accompagnement prolifèrent, parfois au détriment de la qualité, cette rigueur déontologique est précieuse. Elle garantit que la personne reste actrice de sa réflexion — et non objet d'une prescription.
Rester acteur — pas spectateur
Ce que je crois profondément : les transformations du monde du travail — IA, réorganisations, télétravail, nouvelles exigences — ne ralentiront pas. Ce qui peut ralentir, c'est la capacité des individus à y répondre avec lucidité plutôt qu'avec panique.
Le bilan de compétences offre ce qu'aucun algorithme ne peut offrir : un espace de réflexion sur soi, accompagné, structuré, au rythme de la personne. Mais cet espace suppose des conditions minimales : ne pas être en état de survie, ne pas traverser une souffrance aiguë. Quand ce n'est pas le cas, d'autres accompagnements passent en premier. Le bilan vient après — pas à la place.
« Nous sommes redevables de ceux qui nous ont précédé. La liberté, oui — mais de quoi parle-t-on, si l'autre est ignoré ? »
Ce dont je veux parler ici
Nous sommes tous, sans exception, le produit d'un enchevêtrement. Notre biologie — reçue, pas choisie. L'histoire de ceux qui nous ont précédé — parents, grands-parents, culture, époque. Les expériences traversées. Les rencontres. Tout cela nous constitue, bien avant que nous ayons eu notre mot à dire.
Ce n'est pas une fatalité. Mais c'est une réalité à ne pas enjamber trop vite. Il y a une forme d'arrogance — ou d'illusion — à croire qu'on se construit seul, à partir de rien, en toute liberté.
De quoi parle-t-on quand on parle de liberté ?
Une liberté sans limite, sans cadre, sans l'autre — ce n'est pas ma définition. Une liberté qui ignore la dépendance que nous avons tous connue, les liens qui nous ont construits, les dettes que nous avons contractées sans le savoir… ce serait une liberté abstraite, coupée du réel.
Ce qui me semble plus juste — et plus proche de ce que vivent les personnes que j'accompagne — c'est un chemin. Un mouvement qui traverse plusieurs positions :
L'enfant dépend. L'adulte aussi, dans certaines situations — un deuil, une maladie, une prise de poste. Ce n'est pas une honte. C'est une condition humaine.
"Je n'ai besoin de personne." Une étape souvent nécessaire — notamment dans les transitions, les reconversions, les ruptures. Mais rarement une destination.
La capacité à décider, à agir sans validation constante. Un acquis précieux — particulièrement visible dans les phases de changement réussi.
L'autre n'est plus un obstacle ni une béquille — il est une part constitutive de ce que je suis. Ni fusion, ni isolation. Le lien choisi.
Ce mouvement n'est pas linéaire. On y revient, on le traverse plusieurs fois selon les contextes et les âges de la vie. L'accompagnement — coaching, bilan, maïeustésie — peut aider à repérer où l'on en est, et vers quoi on tend.
« Deux disciplines différentes, un même angle mort : l'illusion de s'être fait soi-même. »
Il arrive que deux penseurs, sans se lire, sans travailler dans le même champ, arrivent au bord du même gouffre et regardent dans la même direction. C'est ce qui se passe, me semble-t-il, entre Bernard Lahire — sociologue — et Paul-Claude Racamier — psychanalyste.
L'un cartographie les déterminismes sociaux. L'autre explore les fantasmes fondateurs de la psyché. Et tous deux, par des chemins radicalement différents, pointent vers la même illusion : celle de croire qu'on se crée soi-même, seul, librement, sans dette ni héritage.
L'individu "libre et autonome" est, selon lui, un mythe contemporain. Les déterminismes sociaux agissent de façon souvent invisible — normes, valeurs, habitudes héritées — créant l'illusion que nous serions totalement maîtres de nos choix.
« Les individus sont porteurs de déterminants variables et contradictoires, sans toujours le savoir. »
Il décrit le fantasme d'auto-engendrement — cette illusion de pouvoir se créer soi-même, indépendamment de ses origines familiales, de son histoire, de ses liens. Un fantasme qui déstabilise ou dissout l'ordre existant quand il prend trop de place.
« Se croire auto-créé, c'est nier précisément ce qui nous a constitués. »
Ce que cette convergence éclaire
Ce que Lahire nomme déni des déterminismes sociaux, Racamier le retrouve dans la structure psychique sous une autre forme. Les deux phénomènes se renforcent mutuellement : une culture qui valorise l'individu souverain, maître de son destin, crée un terreau fertile pour que le fantasme d'auto-engendrement prospère — et vice-versa.
Ce n'est pas une invitation au fatalisme. Ni Lahire ni Racamier ne disent que rien n'est possible. Ils disent quelque chose de plus subtil : la liberté réelle commence quand on cesse de nier ce qui nous détermine. Voir ses héritages — sociaux, familiaux, psychiques — c'est déjà se donner les moyens de ne pas en être l'otage.
Et dans l'accompagnement ?
Ces deux regards nourrissent profondément ma façon de travailler. Quand quelqu'un arrive avec une question professionnelle — "pourquoi je n'arrive pas à décider ?", "pourquoi je répète toujours le même schéma ?" — je sais que la réponse n'est pas seulement dans les outils ou les compétences. Elle est aussi dans cette histoire invisible que chacun porte, inscrite dans le corps, dans les réflexes, dans les évidences non questionnées.
Prendre conscience de ses déterminismes ne les efface pas. Mais cela crée un espace — cet espace précieux où quelque chose d'autre devient possible.
« Depuis votre naissance, vous portez des lunettes teintées. Et comme vous ne les avez jamais enlevées, vous avez fini par oublier qu'elles existent. »
Nous regardons tous le monde à travers nos propres filtres — notre histoire, notre culture, nos expériences, nos peurs, nos valeurs. Ces filtres ne sont ni bons ni mauvais. Ils sont simplement là, partie intégrante de notre humanité.
Le réflexe de convaincre
Une collègue vous explique qu'elle est débordée. Vous l'écoutez à peine qu'une voix intérieure commente déjà : "Elle exagère" ou "Il suffirait qu'elle s'organise mieux." Sans même vous en rendre compte, vous cherchez à la convaincre plutôt qu'à l'entendre.
Votre adolescent rentre contrarié du lycée. Avant même qu'il termine son récit, vous êtes déjà en train de chercher des solutions. Résultat : il se renferme. Non pas parce que vos conseils sont mauvais — mais parce qu'il n'a pas été écouté.
Le piège invisible
Nous croyons écouter. Mais en réalité, nous passons la plupart du temps à :
Cette gymnastique mentale est épuisante. Et elle nous prive de l'essentiel : la rencontre véritable avec l'autre.
Et si nous acceptions simplement ?
Il ne s'agit pas d'éliminer nos biais — c'est impossible et même inutile. Il s'agit simplement de réaliser qu'ils existent. Reconnaître que mes lunettes colorent ma vision, c'est déjà créer un espace pour accueillir celle de l'autre.
Quand je prends conscience de mon envie de convaincre, je peux choisir de la mettre en pause. Juste quelques secondes. Le temps de me demander : « Et si je me contentais d'écouter ? Et si l'autre n'avait pas besoin de solutions — mais simplement d'être entendu ? »
Une invitation
La prochaine fois que quelqu'un vous parle, remarquez à quel moment vous cessez d'écouter pour commencer à préparer votre réponse. Observez cette envie irrésistible de dire "oui mais". Ne la jugez pas. Accueillez-la. Elle révèle vos lunettes colorées en action.
Et puis, doucement, revenez à l'écoute. Juste écouter. Sans chercher à réparer, convaincre ou résoudre. Vous découvrirez peut-être que l'autre ne cherchait pas à avoir raison. Il cherchait simplement à être reconnu dans ce qu'il vit. Et c'est déjà beaucoup.
« Le plus grand charme de l'imitation est détruit dès que l'illusion est entière et complète. »
En lisant l'épilogue de Paul Veyne, une idée m'a arrêtée : la perfection technique tue quelque chose. Ce quelque chose, c'est l'intervalle — cet espace entre l'intention humaine et sa réalisation — où le spectateur habite, respire, participe.
L'enfant qui joue "comme si" est extraordinairement lucide. Il sait que le bâton n'est pas un cheval — et c'est précisément parce qu'il le sait que le jeu a lieu. Cette double conscience — je sais que c'est faux, et pourtant je m'y donne — est peut-être la définition même de l'expérience esthétique. Winnicott appelait ça l'espace transitionnel : ni le dedans, ni le dehors. Un entre-deux fertile.
L'artisan, lui, maintient un rapport au geste, à la résistance de la matière, à l'échec possible. C'est cet écart entre l'intention et la réalisation qui construit quelque chose — en lui, et en nous qui regardons. Une œuvre humaine porte la trace d'une lutte. On sent que quelqu'un a été aux prises avec quelque chose. On reconnaît quelqu'un.
Face à une production d'IA aussi accomplie soit-elle, cette convocation n'a pas lieu. On est impressionné — et après ? La question la plus juste qu'on puisse poser.
Le ma dans l'accompagnement
Les Japonais ont un mot pour cela : ma — l'intervalle habité, le vide qui n'est pas absence mais présence suspendue. Dans l'accompagnement, le ma n'est pas un ornement. C'est le cœur du processus.
Ce silence entre deux mots, cette hésitation qu'on laisse vivre, ce moment où l'on ne remplit pas — c'est précisément là que quelque chose se dépose. Que la personne s'entend elle-même pour la première fois.
L'IA a une pression structurelle vers le remplissage. Elle est entraînée à répondre, à être utile, à produire. Le silence lui est techniquement impossible. Et même si on lui apprenait à "faire des pauses", ce serait une pause simulée — sans la présence de quelqu'un qui tient ce silence avec l'autre, qui le ressent lui aussi comme un poids ou une attente.
« Ne pas avancer est une perception valide — mais incomplète. »
Dans un ryokan traditionnel près de Kyoto, tous les personnages se retrouvent piégés dans une boucle temporelle de deux minutes. Ils bougent, courent, expérimentent — et pourtant le temps n'avance pas. Jusqu'à ce que quelque chose bascule.
Ce film japonais d'une inventivité formelle rare est devenu pour moi une image puissante de ce que vivent certaines personnes en accompagnement : une agitation réelle, de l'énergie déployée, et pourtant ce sentiment tenace de piétinement.
Cinq clés pour l'accompagnement
« Et si un film pouvait aider à soigner ? »
C'est le pari audacieux que relèvent Henri Gomez, psychiatre alcoologue, et l'Atelier Cinéma de l'AREA dans leur ouvrage Le cinéma comme langage de soin, paru aux éditions érès en 2016.
L'idée peut surprendre. Pourtant, elle repose sur quelque chose de profondément humain : nous avons tous, un jour, été touchés par un film. Une scène, un personnage, une émotion — quelque chose qui nous a rejoints là où les mots n'arrivaient pas toujours.
Le cinéma, un pont entre le soin et la personne
Dans l'accompagnement des personnes en difficulté avec l'alcool ou d'autres addictions, la parole directe peut parfois bloquer. La honte, la culpabilité, la résistance au changement forment des murs difficiles à franchir.
Le cinéma crée un espace différent. En regardant ensemble un film — en atelier de groupe ou en entretien individuel — la personne peut s'identifier à un personnage, reconnaître une situation, nommer une émotion… sans se sentir directement visée ou jugée. C'est ce qu'on appelle la médiation thérapeutique : passer par un support culturel pour faciliter l'expression, la réflexion et le lien.
Ce que ce livre apporte concrètement
L'ouvrage propose des fiches d'analyse de films — classiques et contemporains — classées par thématiques : relation à l'alcool, addictions associées, dimensions familiales et conjugales, polydépendance… Chaque fiche a été élaborée par des soignants eux-mêmes, directement utilisables en séance ou en formation.
Changer de regard pour accompagner le changement
Serge Tisseron, psychiatre et spécialiste des images, signe la préface. Il souligne une idée essentielle : pour qu'une personne puisse évoluer, les professionnels qui l'accompagnent doivent eux aussi changer leur propre regard. Le cinéma aide à cela — il déplace l'attention, élargit l'imaginaire, ouvre d'autres possibles.
Pour aller plus loin en formation
Une ressource précieuse pour les équipes soignantes, formateurs et professionnels de l'accompagnement souhaitant :
« Ce n'est pas le coach qui sait. C'est la personne accompagnée qui sait déjà — elle attend simplement qu'on lui fasse confiance. »
Le coaching n'est pas une transmission de savoir ni une direction imposée. C'est une invitation à retrouver ce qui était là, enfoui sous les doutes, les injonctions et le bruit du monde extérieur.
« On ne prend pas soin des autres quand on ne prend pas soin de soi. C'est une vérité que les soignants portent souvent trop tard. »
La santé mentale au travail n'est pas un luxe. C'est le socle de toute performance durable, de toute qualité de soin, de toute relation humaine authentique.
« Changer de cap ne signifie pas renier ce qu'on a été. C'est honorer tout ce qu'on a appris pour construire, enfin, ce qu'on veut vraiment. »
Dans chaque reconversion, chaque bilan, chaque rupture de parcours, je vois une personne qui cherche non pas à effacer mais à intégrer, à synthétiser, à avancer avec tout ce qu'elle est.
« Accoucher de soi-même : voilà ce que propose cette approche. Non pas devenir quelqu'un d'autre — mais, enfin, devenir pleinement soi. »
La maïeustésie tire son nom de Socrate, fils de sage-femme. Comme lui, elle croit que la vérité ne s'enseigne pas — elle se découvre, dans la confiance d'un espace dédié.
Une série de réflexions au fil des épisodes — sur une approche qui transforme le regard que l'on porte sur soi-même, son histoire et ses "blocages".
« Il n'avait pas de GPS. Il avait les étoiles, le vent, la couleur de l'eau — et il est arrivé. »
Imaginez un navigateur en mer, avant les instruments modernes. Pas de carte précise, pas de route tracée. Il observe le ciel, lit les courants, sent le vent changer. Il corrige sa trajectoire dix fois, cent fois. Il fait des détours que personne n'avait prévus.
À son arrivée, quelqu'un lui dit : "Ce n'était vraiment pas le chemin le plus direct." Aurait-il raison ? Ou au contraire — avec les informations qu'il avait, les conditions qui étaient les siennes, les ressources disponibles à ce moment-là — a-t-il fait exactement ce qu'il fallait pour arriver ?
C'est à cette deuxième lecture que m'invite la psychologie de la pertinence, développée par Thierry Tournebise, et qui constitue l'un des fondements de ma pratique.
« Tout ce qu'une personne a fait, ressent, manifeste ou répète est pertinent. »
Pas au sens où c'est forcément agréable ou efficace aujourd'hui — mais au sens où cela a été la meilleure réponse possible à ce qui a été vécu, avec les ressources disponibles à ce moment-là.
Le blocage qui revient à chaque décision importante ? Pertinent. La difficulté à s'affirmer ? Pertinente. La fatigue profonde qui résiste à tous les congés ? Pertinente. Le sentiment de ne jamais être à sa place ? Pertinent.
Pas parce que ces souffrances sont "bonnes pour vous". Mais parce qu'elles parlent de quelque chose — elles sont le signal d'une logique intérieure cohérente, même si elle est devenue coûteuse aujourd'hui.
« Ce programme a fonctionné. Il vous a permis de traverser ce qui était traversable. Et il tourne encore — en arrière-plan, silencieusement. »
À chaque expérience difficile — et particulièrement dans l'enfance — votre système intérieur a écrit un programme. Son objectif : vous protéger. "Dans cette situation, fais ça. Quand tu ressens ça, évite ça."
Ce programme était parfaitement pertinent à ce moment-là. Le problème ? Il tourne encore. Même quand la situation a complètement changé. C'est ainsi que l'adulte compétent peut réagir avec la peur d'un enfant de 8 ans.
Ce n'est pas de la faiblesse. Ce n'est pas de l'irrationalité. C'est un programme pertinent qui s'applique hors de son contexte d'origine.
« Je ne cherche pas à vous "réparer". Je pars de l'hypothèse que vous avez fait ce qu'il fallait faire. »
Si je pars du principe que ce que vous vivez est pertinent, je ne pars pas du principe que quelque chose chez vous est cassé ou à corriger. Vous avez survécu. Vous avez souvent développé des ressources extraordinaires précisément là où vous avez souffert.
Mon rôle n'est pas de vous dire quel chemin prendre. C'est de vous accompagner à relire le chemin déjà parcouru — pour en comprendre la logique, en reconnaître la cohérence, et découvrir que vous n'avez peut-être plus besoin de certains programmes.
« Les vraies décisions professionnelles ne viennent pas d'une analyse rationnelle. Elles viennent d'une réconciliation — d'un alignement — avec soi-même. »
Quand vous arrivez avec "je ne sais pas quoi faire de ma carrière" ou "quelque chose me retient", la psychologie de la pertinence m'invite à ne pas sauter aux solutions. Elle m'invite d'abord à me demander avec vous : qu'est-ce qui, dans ce que vous vivez, vous a protégé jusqu'ici ?
Ce n'est pas une thérapie. C'est une façon d'accompagner la réflexion professionnelle en prenant la personne entière — pas seulement ses compétences listables sur un CV, mais aussi son histoire, sa logique intérieure, ses forces construites dans l'épreuve.
« Il ne s'agit pas d'interpréter, ni de diagnostiquer, ni de guérir. Il s'agit d'accueillir ce qui est là, tel que c'est. »
La maïeustésie — du grec maïeutique, l'art de l'accouchement que pratiquait Socrate — est l'approche dans laquelle le principe de pertinence est le plus directement à l'œuvre. La conviction : la personne porte en elle ce dont elle a besoin.
Quand je suis en séance, je ne cherche pas à savoir "pourquoi" au sens analytique. Je cherche à être suffisamment présente pour que vous puissiez vous retrouver vous-même — sans que je vous dise qui vous devriez être.
Cela demande beaucoup à celui qui accompagne : renoncer à savoir, renoncer à avoir raison, renoncer à "faire le bien" selon ses propres critères. Et faire confiance à la personne en face.
« Pas de recettes. Pas de formules toutes faites. Mais peut-être — le soulagement d'être rencontré tel que vous êtes. »
Ce type d'accompagnement n'offre pas de solutions clé en main. Il offre quelque chose de plus rare :
La première étape c'est un échange. La séance découverte est offerte, sans engagement.